Drogues, comprendre pour agir

 
 

Quelle que soit la quantité et le produit, la conduite sous l'emprise de stupéfiant est interdite. 

En 2015, 23 % des personnes décédées sur les routes ont été tuées dans un accident impliquant un conducteur sous l'emprise de stupéfiants.

 

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Risques

  • le cannabis entraîne une perte de motivation, une baisse de la vigilance, une mauvaise coordination, un allongement du temps de réaction et une diminution des facultés visuelles et auditives. La conduite sous l’emprise du cannabis double le risque d’être responsable d’un accident mortel. Ce risque est multiplié par 15 si le conducteur a mélangé cannabis et alcool.
  • l'ecstasy crée un état d’éveil et d’excitation, qui masque la fatigue, donne un sentiment d’assurance excessif et provoque un comportement irrationnel au volant. 
  • la cocaïne entraîne une conduite agressive, qui s'associe à des erreurs d’attention ou de jugement.
  • les opiacés (opium, morphine) provoquent une perte d’attention, des réflexes et de la conscience du danger et des obstacles. 

Détection et dépistage

Un test salivaire ou urinaire permet de détecter la présence de plusieurs drogues (cannabis, cocaïne, opiacés, ecstasy et amphétamines) en quelques minutes. En 2017, avec la généralisation du prélèvement salivaire de confirmation, les forces de l'ordre n'auront plus à se déplacer en milieu hospitalier pour qu'un médecin effectue une analyse sanguine en cas de test positif.

Sanctions

La conduite, ou l’accompagnement d’un élève conducteur, après avoir fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, est interdite, quelle que soit la quantité absorbée. Attention, les drogues restent présentent dans l'organisme plusieurs jours, même lorsque le consommateur n'en ressent plus les effets.

Vous risquez d’être puni de 2 ans d’emprisonnement, 4 500 € d’amende et la perte de six points du permis de conduire. Ces sanctions sont aggravées lorsque cette infraction est couplée avec l’alcoolémie : les peines sont portées à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende. Plus d'informations sur le site de la Sécurité routière

Dans le cadre professionnel, la possession et la consommation de drogue au temps et au lieu du travail est une faute justifiant une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement. Dans un arrêt du 5 décembre 2016, le Conseil d’Etat (CE 5-12-2016 n°394178) reconnaît pour la première fois la possibilité pour l’employeur de faire lui-même des tests de dépistage de l’utilisation de stupéfiants. Auparavant, il fallait que ce soit un médecin et uniquement dans un objectif de préservation de la sécurité.

Idées reçues

"Avoir un peu d'herbe pour sa consommation personnelle, c'est banal". FAUX

Le fait de posséder, de consommer ou de trafiquer des stupéfiants est interdit et réprimé par les articles 222-34 et suivants du Code pénal. Il ne faut pas banaliser les produits, ce sont des substances dangereuses et illégales.

"Un joint, ça détend, c'est sans conséquence" : FAUX

Aucune consommation n'est anodine. Consommer une drogue n’est jamais banal. L’envie d’essayer de nouveau ou l’impression de « gérer » peuvent pousser à consommer de plus en plus souvent, exposant au danger qu’une dépendance s’installe.

Le cannabis, comme toutes les autres drogues, peut provoquer une dépendance. L’intensité de la dépendance est liée aux habitudes de consommation, aux quantités utilisées, à la personnalité de l’usager, à ses conditions de vie. Le THC présent dans le cannabis évolue dans l'organisme et ses produits de dégradation sont eux-mêmes actifs. Des tests chez les pilotes d'avion ont démontré que les effets d'un joint sont mesurables pendant 24h.

"Le shit est un produit naturel" : FAUX

La résine récupérée par grattage ou battage de la plante est ensuite traitée avec diverses substances (terre, cire, colle, essence, ...) et comprimée sous forme de pains ou de plaquettes solides. Le taux de THC est très hétérogène selon la variété de la plante et les substances ajoutées ne permettent pas de considérer le shit comme un produit naturel mais comme un produit transformé, sans traçabilité.

"Le cannabis de synthèse est légal par rapport au cannabis naturel" : FAUX

En France, 7 familles de cannabinoïdes de synthèse sont classées parmi les stupéfiants par arrêté du 19 mai 2015. Ainsi, l’usage, l’incitation à l’usage, la présentation sous un jour favorable et le trafic sont interdits et passibles d’amendes et de peines de prison.

Le cannabis de synthèse est plus puissant que le cannabis naturel donc plus addictif. Les effets indésirables du cannabis sur la mémoire, les effets psychiques en général (paranoïa, attaque de panique…) sont souvent plus forts. La composition incertaine du produit rend l’intensité des effets imprévisible et potentiellement dangereuse. Le risque de surdose ou "overdose" létal est particulièrement élevé alors qu’il n’existe pas avec le cannabis naturel.

"Le Spice c'est 100% naturel et sans risque" : FAUX

Le Spice est un mélange de plantes séchées (mélisse, menthe, thym…) sur lequel  des cannabinoïdes de synthèse ont été vaporisés. Il ne contient jamais de cannabis naturel. Le goût, l’odeur, les effets indésirables et les risques associés du Spice sont différents de ceux du cannabis naturel et aléatoires en fonction du / des produit (s) de synthèse incorporés.

Dépendance

La dépendance est la perte de liberté de s'abstenir. Le consommateur addictif n'est plus en capacité d'arrêter ou de diminuer sa consommation seul, il doit se faire aider. Aide et conseils sur Ecoute cannabis 0 980 980 940, joignable de 8 h à 2 h, 7 jours sur 7, prix d’un appel local depuis un poste fixe.

Renseignements sur http://www.drogues-info-service.fr/